Kot Cinéforum 2018-11-18T12:49:51+00:00

Project Description

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Kot Cinéforum

Le cinéma est plus que centenaire. D’aucun ne pourra juger de la vitesse à laquelle le monde évolue. Qu’en dire du cinéma, lui qui a été tant le témoin que l’acteur de l’évolution de la société ?

Le Cinéforum tente, depuis plusieurs années, d’ouvrir la communauté néo-louvaniste à un cinéma qui sort des sentiers battus. Le cinéma d’auteur, d’art et d’essai, étranger, ou ne serait-ce que des classiques qui pourraient sortir de notre génération, sont autant de genres que le Cinéforum a présentés au fil de ses années d’existence.

Au travers de nos nombreuses projections et de nos activités liées au 7ème art, n’hésitez pas à venir assouvir votre soif de culture cinématographique ou simplement passer un bon moment en excellente compagnie !

Evènements


Projection du 11 octobre : Anonymous de Roland Emmerich


Jeudi 25 octobre: Projection du film OSS 117: Rio Ne Répond Plus de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin


Projection du film « Battle Royale » de Kinji Fukasaku , avec Takeshi Kitano.


Le mardi 13 novembre, rendez-vous à la Chappelle au Parc de La Source, pour rencontrer certains talents de notre cinéma belge!

Le mardi 4 décembre, venez tester vos connaissances dans le domaine du cinéma en participant à notre CinéQuizz ! Une série d’épreuves de toutes sortes mettront à l’épreuve votre science cinématographique en équipes de 5 à 7 personnes !

Ce jeudi 6 décembre, pour cette projection, vous aurez le choix de plusieurs films

Matériel

  • Un projecteur EPSON EH – TW3200 – 10 €

Pour bénéficier de ce service, il vous est demandé d’imprimer le contrat, de le compléter et de le faire cacheter par l’Organe ou un autre collectif d’animation, avant de nous l’amener avec la somme de 10€ en liquide Rue des Wallons 22/305-314. Sans le cachet, vous assumerez l’entière responsabilité des dégats occasionnés et nous retiendrons la somme nécessaire à la réparation dans la caution de 1000€. 

  • Deux hauts-parleurs Soundrink FQ005 – 15 € (avec la table)

  • Une table de mixage skb epx3000 –

Contact

Nous contacter : kotcineforum@gmail.com
Page Facebook
Où nous trouver : Rue des wallons, 22/305-309

Critiques de 2018-2019

Cold War

Dans le cinéma actuel, la musique a pris une place importante, voir incontournable. Il n’y a qu’à regarder la programmation au cinéma ce mois-ci : Bohemian Rhapsody, A star is born, Bad times at the el Royale, Mamma Mia 2, et bien d’autres. Au milieu de tous ces films qui utilisent la musique comme vecteur, si pas principal au moins important, vient se glisser Cold War. Un film Polonais, réalisé par Pawel Pawlikowski un réalisateur de renom en Pologne et en Angleterre puisqu’il a réalisé pour la BBC, mais bien trop méconnu de nos contrées.

Le film raconte l’histoire de Wiktor et Zula (Zuzanna) joué respectivement par Tomasz Kot et Joanna Kulig. L’histoire commence en 1948 près de Varsovie, lui est à la recherche de musiciens, chanteurs, danseurs pour créer une troupe autour de la musique traditionnelle/folklorique Polonaise et elle est une jeune femme sortant de prison et voulant intégrer la troupe en tant que chanteuse. Les deux vont très vite tomber amoureux. Ils pourront vivre cet amour au sein de leur troupe jusqu’à ce que les instances politiques polonaise (sous joug communiste) demandent de politiser le message de la troupe qui était alors une simple représentation de la musique populaire polonaise. Wiktor décide sous cette demande de quitter la troupe étant en désaccord avec le nouveau message véhiculé, malheureusement Zula ne le suit pas. Il va s’installer à Paris, les âmes sœurs, un temps séparé, vont rester en contact et ainsi entretenir leur amour avec les hauts et les bas que celui-ci peut comporter.

Alors maintenant parlons de ce qui rend ce film différent de ce que nous sommes habitués à voir. Premièrement, le film est intégralement en noir et blanc et en format quasiment carré, format 1.33 pour les connaisseurs. Ce qui donne des images sublimes et assez inhabituelles. Le réalisateur dit lui-même que c’est la manière la plus efficace de reproduire la Pologne de ces années-là, détruite, grise, boueuse mais belle. De plus, nous sommes habitués aux films « occidentaux » ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais ces films comprennent des lignes directrices qui sont absentes de cold war. Le rythme par exemple est différent, déjà le film ne dure que 1h27 ce qui n’est pas long pour un long métrage actuel, c’est parce qu’il laisse de côté beaucoup de scène d’exposition. Chaque scène à un sens et fait avancer l’histoire ou en tout cas dit quelque chose sur l’histoire, chaque mot compte, il n’y a pas de remplissage. Par ailleurs, le traitement des émotions et les réactions des personnages sont assez imprévisibles lorsqu’on est habitué à notre cinéma ce qui rend le tout assez perturbant. Un sourire là ou un film américain aurait mis une larme, une gifle là où on aurait dû avoir une excuse, toutes ces différences font de cold war une superbe expérience à condition de se laisser aller et de ne pas rester buté sur nos codes traditionnels.

Enfin, comment ne pas parler de la musique. Une bande son incroyable surmontée d’un thème envoutant repris plusieurs fois dans le film et à chaque fois adapté à l’époque, au lieu ou à l’état d’esprit des personnages. Tantôt mélancolique, tantôt jazzy, tantôt folklorique. Le reste de la musique est tout aussi jouissif, une bande son de talent au service d’un film qui n’en manque pas. Car comment parler du film sans parler de ses acteurs. Tout d’abord Wiktor, joué par Thomasz Kot, il est excellent dans son rôle d’amoureux prêt à tout pour retrouver sa moitié et nous fait rentrer dans le film avec une aisance bluffante. Ensuite vient Zula jouée par Joanna Kulig et que dire, elle est belle et sa beauté crève l’écran un rôle de femme fatale qui lui colle à la peau. Une vraie caractérielle qui en fait baver à Thomasz mais qui rend cet amour unique.

Bref avant que mon manque d’objectivité ne se remarque il me reste juste le temps de vous conseiller « Cold War » un film différent qui ne manquera pas d’éveiller votre curiosité !

Kusjes du Cinéforum.

Antonin.

« Girl » par Lukas Dhont

Consacré à Cannes par le prix de la caméra d’or dans la section Un certain regard, candidat dans la course aux Oscars pour le meilleur film étranger, Girl est la nouvelle bombe du cinéma belge ! Lukas Dhont retenez ce nom… Le jeune réalisateur et scénariste flamand de 28 ans signe son premier long métrage avec Girl, sans nul doute l’annonce d’une carrière brillante pour le nouvel ambassadeur d’un cinéma belge plus que jamais explosif.

Dhont réalise une œuvre bouleversante à travers le quotidien de Lara, jeune danseuse de 15 ans,  née dans un corps de garçon. La sensibilité et l’originalité du script viennent du point de vue adopté pour aborder la transsexualité, à savoir non pas l’acceptation du monde extérieur de son statut, mais le quotidien de la jeune fille avec ses souffrances, désillusions et espérances.

Soutenue sans réserve par son père, Lara va devoir mener de front ses propres combats. D’une part, le parcours biologique en vue de la transformation de son corps et, d’autre part, la formation douloureuse de danseuse professionnelle passant par l’apprentissage des pointes.

On se trouve avant tout transportés et bouleversés par la performance de Victor Polster, jeune danseur bruxellois de 16 ans, bluffant de sensibilité et de force. Celui-ci interprète magnifiquement Lara et sa présence illumine le film. Ses silences, attitudes, gestes et regards sont plus révélateurs et percutants que n’importe quel dialogue.

Mais surtout, la souffrance de Lara nous frappe de plein fouet tout au long du film. L’alliage de la souffrance morale de vivre dans un corps que l’on hait à la souffrance physique de la danse nous étouffe en même temps que Lara. On ressort bouleversé de toute cette souffrance, filmée avec une sensibilité et une intelligence rares.

En un mot, ce film belge bouleversant sur la transsexualité filmé en toute sensibilité et porté par un acteur percutant est à voir absolument !

Juliette

Critique du film « Le grand bain » de Gilles Lelouche

Sink ou swim dans « Le grand bain » (2018) de Gilles Lelouche; une comédie dramatique française sur la routine dépressive et les rêves désillusionnés d’un groupe d’hommes dans la quarantaine, qui retrouvent goût à leur vie en allant à la piscine. Plus précisément lors de leur participation au championnat du monde d’une discipline réputée d’être féminine: voici la natation synchronisée masculine!

Gilles Lelouche, généralement devant la caméra, fait entrer Guillaume Canet, Benoit Poelvoorde, Mathieu Amalric, et pleins d’autres dans une aventure épique et hilarante basée sur la solidarité entre potes qui forment une équipe, où ils se sentent plus utiles que dans leur vie hors des bassins.

Le film « Le grand bain » nous plonge dans une ambiance où la chaleur humaine, l’écoute et le dialogue dominent les relations entre Simon, Laurent, Thierry, Marcus, et les autres au sein des vestiaires d’une piscine. Malgré les coups durs, les break-down, les maladies mentales, ils s’écoutent sans porter aucun jugement, ce qui remplace la mélancolie du film en rires et consolations.

Mon avis est que ce film vaut la peine d’être vu car on nage dans la joie en sortant de la séance, tellement le scénario nous rappelle qu’il y a un échappatoire à tous les coups durs de la vie.
L’équipe des potes traverse la France et la Norvège, pour atteindre leur but qui semble « manquer de virilité » d’après leur entourage, mais leur détermination et leur lucidité de gagner, va rendre toute la France fière d’eux, enfin presque.

Ce film vise à minimaliser l’importance de l’avis de la société; temps que l’on se sent libre et compris, on est sur la bonne voie. Peu importe la personnalité des membres de l’équipe, ils n’ont pas essayé de
la changer pour impressionner le public lors de leur chorégraphie. Je trouve ce film touchant et hilarant qui relâche une vision du monde optimiste remplie d’humanité où l’on s’attache à chaque personnage d’une manière égale.

Bref, je vous conseille fortement d’aller voir ce film, car un super moment vous est garanti.

Joséphine

Paranoïa

Synopsis

Une jeune femme nommée, Sawyer sort d’une période de 2 ans pendant laquelle elle fut harcelée. Secouée psychologiquement, elle se rend dans un hôpital psychiatrique et s’y retrouve enfermée contre son gré. Alors même qu’elle tente de convaincre tout le monde qu’elle est en danger et que son ancien harceleur a retrouvé sa trace. Elle commence à se demander si sa peur est fondée ou si elle est le le fruit de son imagination …

Critique

Trois iPhones, c’est ce que compose principalement le matériel qui a servi à réaliser ce film.

Steven Soderbergh explique son choix d’avoir tourné « Paranoïa » avec trois iPhones 7 Plus par la grande liberté que lui donnait le Smartphone, tant au niveau de la mobilité des scènes que du rendu de proximité du spectateur avec l’actrice principale, Claire Foy.

Et le pari entreprit par le réalisateur américain est plutôt rempli dans l’ensemble du long métrage. Le spectateur vit le film comme s’il était dans la même pièce que l’héroïne, cela donne un sentiment franchement claustrophobique et rend l’atmosphère du film-en tout cas dans la première moitié de celui-ci- irrespirable. Le film a été tourné dans un véritable hôpital psychiatrique désaffecté.

La première partie du film est effectivement une réussite, on ressent presque personnellement l’angoisse qui envahit peu à peu l’héroïne enfermée dans cet asile contre son gré. Les plans sont saisissants et nous amènent à nous poser la question suivante : est-elle encore victime de son harceleur ou bien est-ce le fruit de sa folie ?

Si les 45 premières minutes nous tiennent en haleine, on ne peut pas en dire autant de la suite, sans spoiler les futurs lecteurs, le thriller tombe à plat, notamment au niveau du scénario et suit les traits d’un thriller style serial-killer, tout ce qu’il y a de plus banal et de prévisible. Le spectateur ressort de la salle avec un sentiment mitigé. Impressionné par le cadrage technique, l’originalité des prises de vue, mêlant caméra au poing et prises en caméra de surveillance, mais quelque peu déçu par la tournure que prend le scénario qui promettait tant.

Les acteurs sont efficaces dans l’ensemble, notamment Claire Foy qui remplit parfaitement son rôle de fille asociale perturbée psychologiquement. Alors qu’elle tente de faire croire à qui veut l’entendre dans l’hôpital qu’elle est saine d’esprit, elle ne tarde pas à exploser devant le traitement que les membres du personnel lui infligent et leur indifférence quant à ses plaintes. Elle est l’un des atouts principaux du film.

En conclusion, Paranoïa est un film à aller voir car il est assez intéressant voire novateur au niveau de sa réalisation technique et de l’ambiance vraiment paranoïaque qu’il installe. On peut seulement regretter le dénouement de l’histoire qui ne permet pas à « Paranoïa » de s’installer parmi les grands films du genre comme « Requiem for a dream » ou encore « Fight Club ».

Il reste cependant un bon thriller haletant et pour le moins novateur.

Hugo

Critique Léon

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Cette œuvre dramatique/policière a été réalisé en 1994 par le célèbre Luc Besson, ce réalisateur français qui déchaîne les passions ; producteur talentueux et incompris pour les uns, gourou du cinéma capitaliste pour les autres. 

Mais là n’est pas la question, selon moi Besson nous a sorti une petite pépite du cinéma français qui, malgré beaucoup de ses films à mon goût très décevants, nous montre ce dont il est capable.

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Le film nous plonge dans la noirceur d’un vieux New-York où Léon, incarné par Jean Reno, un tueur à gage impassible et extrêmement efficace, mène une existence rythmée par ses missions qu’il prépare avec minutie et avec beaucoup de sang-froid. Cependant un évènement, où plutôt une jeune fille nommée Mathilda, va venir perturber son traintrain quotidien de tueur en série. La jeune Mathilda, interprétée par Nathalie Portman, après que l’entièreté de sa famille ce soit fait décimée pour un règlement de compte, va trouver refuge chez ce bon Léon. Celui-ci, contre toute attente va la prendre sous son aile, lui, qui avait l’habitude de ne s’occuper que de lui et d’une malheureuse plante verte. Au cours du film une complicité de plus en plus solide et complexe va se créer entre eux et Léon, normalement avare en émotions, montrera des signes d’affections. Mathilda qui, quant à elle, fait preuve d’une maturité déconcertante pour son âge ainsi que d’une douce insouciance va gagner en expérience et en confiance en elle.

Gary Oldman, glaçant, incarne le chef des agents corrompus de la DEA et livre également une prestation à la hauteur.

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Les enchainements sont percutants la mise en scène est soignée d’une manière qui renforce les scènes d’actions du film en leur donnant les airs de comics. 

La musique d’Eric Serra, qui nous parait venir d’orient, vient à merveille compléter ce tableau.

C’est un film qui m’a beaucoup touché par ses scènes d’actions rythmées et sa sensibilité. 

Bref, je recommande chaudement.

Robin

A star is born

Ce film de Bradley Cooper sorti ce 3 octobre dans les salles retrace l’histoire de Jackson Maine (Bradley Cooper), une star de country sur la descente, qui découvre Ally (Lady Gaga). Serveuse la journée, elle chante dans un bar de Drag queens la nuit. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack aide Ally à passer sur le devant de la scène. Au fil de l’histoire elle devient adulée par le public alors que lui sombre un peu plus dans l’alcoolisme et dans l’oubli.

Cette histoire a déjà eu plusieurs versions : une en 1937 avec Janet Gaynor et Fredric March, une autre en 1954 mettant en vedette Judy Garland et James Mason et enfin une dernière avec Barbra Streisand et Kris Kristofferson en 1976.

Ce pitch n’a rien d’extraordinaire mais ça n’a pas d’importance : le film fonctionne. Le couple Bradley Cooper et Lady Gaga crève l’écran montrant une belle alchimie. Tout deux faisant preuve d’un talent qu’on ne leur connaissait pas. Lui joue, chante, réalise, produit et scénarise tandis qu’elle joue et chante.


Le film en profite pour critiquer le côté star system de l’industrie musicale, ce qui est plutôt amusant … Il est également fait référence au physique de Lady Gaga, loin du côté lisse et parfait caractéristique de ce monde.

Pour le reste, les images du film sont magiques ; une réelle intimité est créée avec les personnages, la musique est juste dingue, notamment le titre phare “Shallow” qu’ils chantent en duo.

Ce film, plein d’émotions, nous fait aussi bien nous sentir heureux que nous faire pleurer. A voir absolument !

3eme film du très réputé Frank Darabont, réalisateur du célèbre film : « La ligne verte » et de la série à succès « The Walking Dead », Les évadés est un pilier dans son genre. Ce film de 1994, est un drame américain basé sur le roman : Rita Hayworth and Shawshank Redemption du très talentueux Stephen King.

A propos du casting, Tim Robbins, acteur, scénariste et réalisateur américain. Qui interprète le rôle d’Andy Dufresne d’un côté. Et de l’autre, l’incontournable Morgan Freeman interprétant Red.

Tout commence avec Andy Dufresne, un banquier américain condamné à la prison à vie. Il est accusé du meurtre de sa femme et de l’amant avec qui elle le trompait. Il se retrouve derrière les barreaux dans la prison de Shawshank. Vient s’ajouter différents acteurs importants : un directeur de prison très pieux et respectueux mais également mystérieux et terrifiant. Ensuite, un gardien de prison extrêmement brutal et agressif, qui n’hésite pas à recourir à une violence extrême afin d’établir l’ordre et semer la peur au sein de l’établissement (allant même jusqu’à la mort de certains détenus).

Andy est très réservé et peu communicatif, il n’exprime pas beaucoup de sentiments et parle avec une extrême monotonie. Cependant, il se lie d’amitié avec un autre prisonnier surnommé Red. Red est en quelque sorte le parrain de la prison, si quelqu’un a besoin de quelque chose il suffit de lui demander, c’est un maitre de la contrebande. Andy grâce à ses connaissances en fiscalité, arrive à « survivre » et même à lui procurer des avantages pour lui ainsi qu’à d’autres prisonniers. C’est ce qui va influencer l’amitié grandissante entre les 2 hommes.

Une des principales raisons du grand succès de ce film est due aux interprétations plus que géniales des 2 acteurs. Leurs attitudes et tempéraments se complètent pour former un ensemble absolument exquis.

C’est un film poignant et émouvant, que je recommande à tout le monde et à tout âge (+16 ans). Beaucoup le considèrent comme un film culte, ayant marqué le cinéma de la fin du 20ème siècle.

Critiques de 2017-2018

The shape of water

May 14, 2018

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Antonin

La voilà enfin, celle que vous attendiez tous !

Quelques semaines après sa victoire aux Oscars dans les catégories :

-Meilleur film

-Meilleur réalisateur

-Meilleure musique

-Meilleure direction artistique (photographie)

Il est grand temps de revenir sur le film qui va marquer les esprits en 2018 : « The Shape of Water » du très talentueux et très Mexicain, Guillermo Del Toro.

Ce film est un bijou, un retour aux amours de Del Toro. En effet, si on analyse un peu la carrière du réalisateur, on se rend assez aisément compte que les monstres et le bestiaire qui va avec, sont la pierre angulaire du cinéma de notre Mexicain préféré.

Sa filmographie compte quelques chefs-d’oeuvres comme l’excellentissime Labyrinthe de Pan ou encore la saga Hellboy qui bien que plus accessible n’en reste pas moins fantastique et enfin le très controversé mais pourtant jouissif Pacific Rim (je ne sais pas vous mais moi voir des gentils robots qui tapent sur le museau de vilains Kaiju je trouve ça trop cool de base alors quand en plus c’est bien fait… Que demande le peuple).

On pourrait en citer beaucoup plus mais voilà pour les plus « connus » dirons-nous.

A côté de ça il a fait des trucs un peu plus moyen genre « Blade 2 » ça c’est pour ta truffe Gui Gui !

Bref revenons à nos monstres sous-marins :

Dans une Amérique en pleine guerre froide, où l’espionnage est roi et les gens bien trop paranos, Elisa (Sally Hawkins) une femme muette travaillant dans un laboratoire top secret va entamer une relation compliquée avec un monstre/dieu des abysses. Aidée par son amie Zelda (Octavia Spencer) et son voisin Giles (Richard Jenkins) elle va mettre son plan en marche et ainsi aider la créature à se sortir des séances de tortures organisée par ce maso de Richard Strickland (Michael Shannon) qui est aussi sympathique qu’une porte de prison elle-même dans une prison, elle-même en Corée du Nord, bref un gars pas giga flex avec qui on ne partagerait pas une partie de Jungle speed.

Alors oui, l’histoire n’est pas d’une complexité extrême mais là est toute l’intelligence du film. Le film dépeint, selon moi, plus une fresque poétique, un film sensoriel duquel on ne sort pas indemne. Durant deux heures, on a l’impression d’être enveloppé dans un voile aquatique duquel on ne veut pas sortir. Le titre du film colle parfaitement au long métrage, la forme de l’eau ne peut être définie que si elle est contenue dans un récipient, elle s’adapte au contour créé pour elle. Ici c’est également le cas, le film s’adapte parfaitement à ses contours, à son histoire et nous fait ressentir une certaine naïveté teintée tantôt d’amour, de joie, de tristesse et de peur. Avec, on ne va pas se le cacher, une bonne dose de frottage de poil pour l’académie (on t’a cramé Guillermo).

Comme je le disais plus haut, un thème récurrent dans le cinéma de Del Toro sont les monstres. Dans le film, le monstre est traité de différentes façons : de manière évidente, le film parle de monstre puisque celui-ci est l’un des principaux protagonistes. Mais il parle aussi du monstre enfoui en l’homme. Ici le monstre de l’histoire est le personnage campé par Michael Shannon, Mr Strickland, et cela nous est montré à travers son doigt, qui pourrit un peu comme l’âme de ce cher Richard. Le monstre n’est pas celui qui en est un physiquement mais celui qui en est un dans sa tête et dans ses actes. Il est aussi important de noter qu’en s’inspirant de la créature du lac noir pour son film et pour sa créature, Del Toro nous propose une fin alternative au film de 1954.

Une autre thématique abordée par le film est celle de la différence, elle est partout. Sans doute une part d’autobiographie pour le réalisateur qui en tant que Mexicain a dû se faire une place dans une industrie dévouée aux Américains. Peut-être une petite réponse aussi à un certain mur qui doit être « construit » sur une certaine frontière.

Le personnage principal Elisa est muette, Son amie Zelda est afro-américaine, Giles est homosexuel, l’espion qui les aide est Russe et enfin la créature. Le seul personnage qui ne fait partie d’aucune minorité dans le film est celui joué par Michael Shannon qui est l’antagoniste principal de notre histoire. Alors certes, c’est un peu beaucoup mais on sent bien la volonté du réalisateur de nous faire comprendre que les différences ne doivent pas nous effrayer, et que le pire peut se trouver en chacun de nous.

Parlons un peu plus du « décor », de l’habillage du film : la musique a été composée par le compositeur français, Alexandre Desplat et il nous donne une création des plus envoutante, une musique qui nous porte à travers tout le film et qui soutient parfaitement ce côté un peu naïf et enfantin du film. Son Oscar est archi mérité (a noté qu’il a aussi fait du super boulot sur « Good bye Lenin » ceux qui sont venus à la dernière projection sauront de quoi je parle).

Parlons un peu des choix visuels du film, là encore tout est parfait. L’eau est présente partout et le chef opérateur n’est pas tombé dans le cliché de l’eau bleue turquoise et translucide. Ici l’eau est presqu’un personnage, une entité qui donne de l’ambiance à chaque scène que ce soit au niveau sonore ou visuel, on a parfois même l’impression de pouvoir la sentir.

Une dernière petite mention pour les acteurs :

Tout d’abord, Sally Hawkins, incroyable de tendresse et de talent, malgré son mutisme, elle est très expressive et fait passer énormément d’émotion, un réel hommage au cinéma muet. (Elle aurait dû gagner l’Oscar scrogneugneu). Ensuite Richard Jenkins, le voisin de palier homosexuel fan de comédies musicales et de Broadway est parfait dans son rôle d’artiste déchu et touchant tant son personnage sonne vrai et authentique. Ensuite, Octavia Spencer, qui comme à son habitude joue parfaitement son rôle de commère ménagère, c’est sans doute selon moi le personnage le plus drôle du film, ses plaintes sur son mari sont juste parfaites. Et enfin, notre ordure préférée, Michael Shannon qui joue à la perfection le fils de ***** qu’il est censé incarner : froid, calculateur, méprisant, dégueu (scène des toilettes à l’appui),… même son pouce décédé à l’air plus cool. Bref que du beau monde à son meilleur niveau.

Tous ces éléments font de ce film un long-métrage totalement cohérent dans ses choix. Je ne pense pas avoir déjà vu un film où le titre colle aussi bien à son contenu. Un film sensoriel qui ne laisse personne indifférent. Alors je sais que mon objectivité n’est peut-être pas l’élément qui ressort le plus de cette critique mais vous verrez, laissez-vous flotter !

Ni juge ni soumise

March 30, 2018

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Jerhem

Wouah « strip tease » sort un film! Ça parle d’Anne Gruwez, une juge, qu’on suit pendant 3 ans dans sa vie de tous les jours ! En plus, on me dit dans l’oreillette que le film a fait polémique. Délicieux ! J’adore avoir un avis sur les « buzz » du moment afin de montrer que je suis quelqu’un de « in touch ». Un pote poste un mot sur « Les copains », mon groupe facebook d’amis : « Strip tease au quai 10 ce samedi à 18h30 pour ceux que ça intéresse ». Hyper chaud de voir ce film, je saute sur l’occasion.

Rendez-vous chez « Danny », un bar dans ma douce ville de Charleroi, avec mes copains de toujours. Après quelques verres, on se dirige vers Q10 le cinéma situé sur l’ancien quai de brabant. Tout le monde est hyper motivé d’aller voir le film. Dans la file, des gens de tout âge, de différents milieux se côtoient. C’est toujours marrant de voir à quel point le cinéma à le pouvoir de rassembler un tel melting pot de gens.  Après le moment galère mais inévitable de recherche de places convenables suivi de quelques arrêts stratégiques au WC, le film commence.

Dès les premières minutes, il fait mouche. Tout le monde éclate de rire devant les aventures du juge Anne. C’est sans doute la première fois qu’il m’arrive de voir une telle cohésion dans une salle.  On se moque gentiment des petits malfrats qui inventent les pires excuses pour s’en tirer et des policiers qui bloquent sur la résolution d’une veille affaire. Entre ces moments de pures rigolades, un malaise s’installe. Le film continue sur sa lancée mais impossible de me détacher de ce sentiment qui semble ne pas vouloir partir comme un morceau de papier-toilette collé à ta chaussure quand tu sors des toilettes après un samedi aprem passé à Walibi (Sixflag pour les anciens).

Après 1 heure, j’arrive à mettre la main dessus. En fait, ces gens qui pleurent, qui se mettent en colère, qui crient à l’injustice… ce sont de vraies personnes. Ce ne sont pas des acteurs. Ce sont des hommes et des femmes qu’on peut croiser au coin de la rue, à l’épicerie, à la banque, au café. Ces mêmes gens à qui tu demanderais du feu pour allumer ta clope (ndlr maman si tu lis ça je ne fume pas promis). En fait, ces personnes qu’on voit à l’écran c’est nous… juste nous avec moins de chance dans la vie. Un moment d’égarement et on pourrait se retrouver à leur place. Dès lors, le film prend une nouvelle dimension en sortant de son cadre « comique ». Il nous renvoi aux travers de notre société et plus particulièrement de son système juridique. On a envie de se révolter ! Hurler devant ce spectacle, devant cette justice injuste, devant ces récidivistes qui reviennent inlassablement voir Anne pour se faire juger et se faire condamner à l’instar de lemmings qui dans la croyance populaire sautent vers leurs morts poussés par on ne sait quel instinct.

Et là dans cette brume de pensées noires, Anne apparait comme un rayon d’espoir. Face à son humanité envers ces « cas désespérés », on ne peut rester de marbre. On se dit qu’au final, il a des gens bien derrière cette bureaucratie. Ce film dénonce en même temps qu’il fait rire. Il est foncièrement beau. Il montre le coté imparfait de la société. En fait, il montre le coté imparfait de l’être humain.

Call me by your name

March 28, 2018

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Léopold

Elio (Timothée Chalamet) a 17 ans et vit la « Dolce Vita » chaque été dans une villa, héritage familial, quelque part dans le Nord de l’Italie. La journée il lit, profite du soleil, joue de la musique et discute des grands écrivains classiques avec ses parents, tandis qu’il passe ses nuits à faire la fête avec les jeunes du village. Cet été devait être le même que tous ceux écoulés, mais c’était sans compter l’arrivée d’Oliver (Arnie Hammer). Venu tout droit d’Amérique pour étudier le temps de deux mois auprès du père d’Elio, il va entrer dans la vie de celui-ci à un moment crucial : celui de la découverte de l’amour et de la recherche de soi.

Ce film, adapté du roman d’André Aciman, est une œuvre d’exception. Luca Guadagnino (le réal) réussit à nous présenter un film fort, vrai et intense, en nous remettant dans cette période compliquée de notre vie et en la couplant à une expérience vécue par nombre d’entre nous. En effet, beaucoup de gens ont déjà vécu un « amour d’été ». Que ce soit une petite amourette pendant l’adolescence ou quelque chose de plus fort, ce genre d’histoire nous marque toujours fort sur le long terme.

Mais ce sentiment de connexion n’est pas uniquement ce qui fait la réussite du film. Les acteurs sont au sommet, Timothée d’ailleurs nommé pour l’oscar du meilleur acteur, est plus que convaincant. Je retiendrai personnellement la performance de Joaquin Phoenix, qui joue un père perdu dans ce passé qu’il étudie, mais en même temps si progressif et compréhensif de l’évolution par laquelle son fils est en train de passer.  Son monologue est d’ailleurs de loin mon moment préféré !

Ensuite vient la musique, alliant des créations originales plus émouvantes les unes que les autres et des morceaux de grands auteurs classiques. Après pour les plus cinéphiles et amateurs de belles images, il vaut la peine de faire remarquer la présence d’un grain assez fort de la pellicule, donnant au film un air à la fois si réel, et faisant en même temps penser au cinéma Italien de l’époque de Fellini et de sa « Dolce Vita ». De quoi faire plaisir aux nostalgiques !

On peut donc au final parler d’un film complet et réussi, parlant d’un âge sans insouciance, qu’on aimerait bien pouvoir vivre tous les jours. Parce qu’après tout comme le disait Rimbaud : « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».

Three Billboards : outside Ebbing, Missouri

February 28, 2018

Maël

Après l’énorme « In Bruges », et l’agréable, quoique limité, « 7 Psychopaths »,  Martin McDonagh revient de la plus belle des manières,  signant avec « Three Billboards Outside Ebbing, Missouri » (on taira le titre francophone, digne d’un téléfilm du dimanche)  un des incontournables de ce début d’année.

Ebbing, Missouri.  Petite ville américaine insignifiante comme il y en a tant d’autres, un trou perdu dans lequel il ne se passe pas grand chose.  De ne rien faire,  c’est justement ce que reproche Mildred Hayes (Frances McDormand)  à la police locale,  quand, 6 mois après la mort de sa fille « violée alors qu’elle agonisait » , l’enquête est toujours au point mort…

Sous le couvert d’un faux polar, le film  met en scène la colère d’une femme, dont la quête oscille entre justice et vengeance.  L’humour noir et décalé présenté par le film n’est  pas sans rappeler le tragi-comique propre à l’univers des frères Coen dont l’influence est indéniable. Le film garde néanmoins son identité propre, celle d’un film vrai, simple et humain.  Les différentes facettes de l’Amérique profonde y sont décrites, des plus légères aux moins reluisantes. L’écriture du film, de par sa justesse, évite néanmoins toute trace de manichéisme.

A l’instar du film, le casting est excellent. Frances McDormand (Midred Hayes) est majestueuse en femme forte quoique brisée à l’intérieur.  Woody Harrelson (Chef Willoughby) est touchant en chef de police compréhensif quoiqu’impuissant. Sam Rockwell signe également une grande interprétation,  en flic raté et loser sadique quoique plus complexe qu’il n’y parait. On prend également plaisir à retrouver Peter Drincklage en nain alcoolique  (oui oui, encore) et émouvant par moment.

Pas grand-chose à redire donc sur ce film, couronné qui plus est d’une très bonne bande son qu’on prend plaisir à réécouter. Sans conteste pour moi le meilleur film de ce début d’année, et dont on n’a pas encore fini d’entendre parler.   Après les quatre Golden Globes déjà décrochés, on attend avec impatience la suite des festivités.

La montagne entre nous

November 16, 2017

Lola

Ce film, tout juste sorti dans les salles début novembre, est le dernier projet du réalisateur israélien Hany Abu-Assad (Paradise now).

Il nous plonge dans l’aventure d’Alex (Kate Winslet) et Ben (Idris Elba), tous deux coincés à l’aéroport à cause d’une tempête. Seulement voilà, en plus d’avoir leur vol annulé (tout le monde a l’habitude maintenant, #Ryanair), Alex, journaliste, se marie le lendemain tandis que Ben, chirurgien, a une importante opération à pratiquer. Ils ne se connaissent pas mais décident d’affréter ensemble un avion privé afin de se rendre à Denver dans les temps. Malheureusement, leur pilote fait un AVC et crashe l’avion. Alex et Ben se retrouvent perdus au milieu de chaines montagneuses enneigées. Sachant qu’ils n’ont aucune chance d’être secourus, ils décident de partir dans un périple pour leur survie avec juste l’un et l’autre sur lequel compter…

Après avoir visionné la bande annonce, je m’attendais à un film qui tienne en haleine du début à la fin, à voir une aventure pleine de rebondissements, avec une fin fracassante. Pendant la première partie du film, on peut dire que la promesse est tenue. Tous les éléments sont bien campés : les personnages sont attachants, les paysages sont magnifiques et terrifiants à la fois, la situation est plus que critique : elle est blessée, ils n’ont rien pour survivre … Mais le film va dériver vers une histoire d’amour larmoyante, une sorte de remix du Titanic version montagnarde, mais sans la crédibilité du contexte réel : la situation ne s’y prête pas et on assiste impuissant à la lutte de Kate et Idris, tentant au maximum de leurs capacités de se débattre avec ce scénario sans grande crédibilité. Sans Léonardo et sans Céline, c’est difficile d’y croire !

Néanmoins, le film, tourné au Canada, nous montre des images magnifiques de paysages à couper le souffle tout en insistant sur le côté hostile de la région.

Kingsman : The golden circle

December 4, 2017

Jerhem

On va faire un petit rappel. Kingsman, c’est quoi ? C’est un film réalisé par Matthew Vaughn  adapté/inspiré du pas si bon roman graphique  » The secret service » de Dave Gibbons et Mark Millar.

C’est l’histoire d’une agence d’espionnage anglaise dont les codes sont librement inspirés de la légende arthurienne qui combat des vilains méchants fous à lier.

Quand, en 2014, sort le premier volet, c’est la grosse surprise. On a droit à un divertissement intelligent et singulier, doublé d’une satire de notre société de communication (facebook, c’est pas bien mdr), donnant lieu à des scènes politiquement pas correctes mais maitrisées, le tout porté par un casting 3 étoiles ( Samuel.L.Jackson, Colin Firth, Mark Strong).

Faire une suite d’un film à succès est toujours un exercice difficile. Il faut que le film reste fidèle à l’esprit du premier mais en lui apportant une dimension nouvelle et tout cela, en surprenant les spectateurs pour lui éviter du réchauffé. A part de rares exceptions (Schrek (2) is love), cela a souvent été un échec. Malheureusement, « Kingsman 2 : le cercle d’or » ne déroge pas à la règle. Là où le premier nous faisait rire en mêlant l’humour potache et fin, le cercle d’or vire plusieurs fois du côté de l’humour ras des pâquerettes. Mention spéciale à la scène que je nommerai « le doigt » qui a tellement choqué un spectateur qu’il a quitté furibond son pop-corn à la main la salle où je me trouvais.

Point de vue scénario, c’est pas l’éclate. On se rend vite compte que ce n’est qu’un prétexte lourdaud pour dénoncer, encore une fois, la présidence de Donald Trump (le vilain). C’est fort louable mais bon, à part si le spectateur vit dans une cave coupée du reste du monde, je pense que tout le monde est au courant que Trump n’est pas dingue comme président. Tout cela aurait pu être relevé par l’analyse politique liée au commerce des drogues illégales face aux drogues légales, qui aurait été intéressante si elle n’avait pas été perdue dans une intrigue bien trop légère.

Concernant le casting, c’est l’incompréhension totale. Je ne comprends pas l’intérêt d’avoir caster Halle Berry ou encore Pedro Pascal pour si peu les exploiter, et ne parlons pas de Channing Tatun, dont la participation au film se limite à 2-3 scènes de 15-20 secondes chacune. Par contre, Julian Moore est convaincante en méchante totalement givrée mais, malheureusement, on notera de trop grandes ressemblances avec le personnage déjà joué par Samuel L. Jackson dans le premier volet.

Malgré tout le venin que je viens de cracher, le film reste divertissant. Les scènes d’’actions sont toujours aussi impressionnantes. Si on arrive à oublier le ridicule de certaines situations, on peut passer un bon moment.

Jerhemy Mwaku Muloshi

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